S'il y a bien une chose sur laquelle traditionalistes et progressistes se rejoignent, c'est leur manière d'envisager Vatican II. On a appelé cela l' « herméneutique de rupture ». C'est cette conception erronée de l’aggiornamento voulu par Jean XXIII que les deux franges extrêmes de l’Église – au point d'en être parfois en dehors – ont adoptée, les polémistes des deux bords agitant cette caricature comme une marionnette dans un théâtre pour enfants.
« Du passé faisons table rase ! » C'est ainsi qu'on nous résume le fameux « esprit du Concile » qu'affectionnent ceux qui font l'impasse sur les textes conciliaires au profit de raccourcis grossiers, de propos de table apocryphes et d'anecdotes devenues des légendes urbaines. Ils nous présentent tous une vision figée de la Tradition, les uns fantasmant un âge d'or passé, les autres confondant peuple de Dieu avec soviet.
Saint Thomas vit et crut. N'en faites pas autant s'il vous arrive de regarder l'un de ces documentaires sur l’Église dont le service public est coutumier.
(Documentaire intégral ici)
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samedi 15 septembre 2012
vendredi 6 janvier 2012
Vatican II : une crise de foi ?
Parmi ceux à qui Vatican II donne des boutons, peu ont lu ne serait-ce qu'un seul des textes conciliaires. Cela n'empêche nullement ses détracteurs de donner leur avis sur les actes de cette assemblée d'où s'échappèrent les fameuses « fumées de Satan ». L'argument le plus fréquemment opposé tient au fait que Vatican II fut présenté comme un concile « pastoral ». Ce terme est repris à l'envi par des personnes qui opposent de manière binaire « pastoral » à « dogmatique », limitant de fait ce dernier domaine aux canons et anathèmes.
Un excellent article (ici) publié sur La crise intégriste aborde – avec davantage de profondeur et de subtilité – la question de l'autorité des textes magistériels et notamment ceux du dernier concile œcuménique.
Un excellent article (ici) publié sur La crise intégriste aborde – avec davantage de profondeur et de subtilité – la question de l'autorité des textes magistériels et notamment ceux du dernier concile œcuménique.
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